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L'ANGE IVRE

24,99 €
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Dans les bas-fonds d’un Tokyo meurtri par les ravages de la guerre, Sanada – vieux médecin débonnaire et porté sur la bouteille – reçoit la visite d’un jeune yakuza blessé par balle chez lequel il décèle la tuberculose. Mais ce dernier, en plein déni vis-à-vis du mal qui le ronge, refuse obstinément de se faire soigner, craignant que ses pairs y voient un signe de faiblesse. Débute alors une étrange amitié entre deux hommes, qu’en apparence tout oppose, et qui se retrouveront confrontés à la violence de la maladie ainsi qu’à celle de la ville.

 

Kurosawa souhaitait à l’origine réaliser un film sur le monde nébuleux et inaccessible des yakuzas. Il nous offre bien plus en livrant une œuvre d’un réalisme foudroyant, entre conte humaniste et thriller social. Bénéficiant enfin d’une autonomie artistique totale – car débarrassé de la tutelle de l’organe de censure nippon – il dira lui-même qu’il s’agit de son premier film personnel. Conforté par cette liberté nouvelle, le cinéaste ose cette fois présenter un opus ouvertement pessimiste, fortement imprégné de littérature dostoïevskienne. D’une certaine manière, il prend ici le contre-pied de l’optimisme exalté qui irriguait son précédent long métrage Un merveilleux dimanche, tout en proposant une vision peut-être plus fidèle encore de la réalité du Japon d’après-guerre. Faisant preuve d’une maîtrise impressionnante de l’espace et du mouvement, Kurosawa dépasse les influences européennes et hollywoodiennes pour mieux affirmer son style où s’épanouissent son incroyable sens de la composition et la beauté picturale de ses plans. L’Ange ivre marque aussi sa rencontre avec Toshiro Mifune, son interprète fétiche, qui en dépit du titre du film, éclipse par sa présence à l’écran le médecin superbement incarné par Takashi Shimura, déjà vu dans Le plus dignement. Incontrôlable, Mifune donnera du fil à retordre au réalisateur, qui finira par le laisser jouer comme il l’entend… L’acteur tournera encore seize fois sous la direction du Tenno jusqu’en 1965, une collaboration fructueuse qui donnera naissance à quelques-uns des plus grands classiques du cinéma mondial tels que Les Sept Samouraïs ou Le Château de l’araignée. Par l’intelligence de sa mise en scène et l’alchimie entre ses deux personnages obstinés, L’Ange ivre s’impose comme un chef-d’oeuvre d’une incomparable puissance symbolique et émotionnelle. Un duel psychologique intense et une étape fondamentale dans la filmographie du génie Kurosawa.
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INCLUS

DOCUMENTAIRE : KUROSAWA CONTRE TOSHIRO MIFUNE (31 MIN)

ENTRETIEN AVEC JEAN DOUCHET (11 MIN)

LIVRET DE 50 PAGES SUR LA GENÈSE DU FILM, ÉCRIT PAR CHARLES TESSON

 

1 BLU-RAY + 1 DVD - N&B - CHAPITRÉS

LANGUE JAPONAIS - SOUS-TITRES FRANÇAIS

BLU-RAY 1080 24 P - 1.33 – DTS HD MONO - DVD 4/3 - 1.33 – DTS & DD MONO

DURÉES : 94 MIN (DVD) & 98 MIN (BR)

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