• Nouveau

LE CHÂTEAU DE L'ARAIGNÉE

24,99 €
TTC

Un film de Kurosawa

Après un combat victorieux, Washizu et Miki, égarés au cœur d’une brume mystérieuse, se retrouvent perdus dans la forêt de l’araignée, où l’orage et les cris des oiseaux affolent leurs chevaux. Apparaît alors un spectre qui, avant de se volatiliser, dévoile aux deux guerriers leurs futures attributions hiérarchiques. De retour dans le monde des hommes, les deux compagnons d’armes sont aussitôt reçus par le seigneur Tsuzuki qui leur assigne leurs nouveaux commandements, exactement comme l’avait prédit la prophétie…

 1957. Kurosawa pose la première pierre de son triptyque consacré à William Shakespeare et signe une oeuvre fascinante sur la barbarie humaine, la soif de pouvoir, la folie dévastatrice… Trois ans plus tard, le réalisateur transposera Hamlet dans le Japon contemporain des zaibatsu avec Les Salauds dorment en paix, puis avec Ran, il adaptera en 1985 la tragédie du Roi Lear. Le cinéaste souhaitait adapter Macbeth depuis le succès de Rashômon en 1950. La proximité de la version d’Orson Welles est sans doute l’une des raisons qui l’aura retenu pendant sept ans. Dans les pays anglo-saxons, le Macbeth de Welles a été éreinté par la critique, lui ôtant toute chance de succès… Pour le senseï, le contexte de production est bien différent. Le précédent jidai-geki de Kurosawa a été un triomphe commercial absolu : rassurée par le succès retentissant des Sept Samouraïs, la Toho va mettre à la disposition du maître un budget colossal à la hauteur de ses ambitions. Le tournage durera quasiment un an et il ira jusqu’à faire construire une gigantesque citadelle sur les pentes du Mont Fuji. Pour donner vie à ce projet dantesque, Kurosawa retrouve son alter ego Toshiro Mifune, l’acteur le plus charismatique du cinéma japonais. Face à lui, dans le rôle de son épouse, la maléfique dame Asaji, une actrice d’exception, Isuzu Yamada. Avec sa gestuelle empruntée au théâtre Nô, son regard perçant, son allure fantomatique, cette icône experte dans le maniement du sabre incarne la fatalité du récit et probablement la plus effrayante et impressionnante des Lady Macbeth… Photographié dans un noir et blanc expressionniste, Le Château de l’araignée évoque tout autant le cinéma allemand des années 1920 – et notamment les Nibelungen de Fritz Lang – que les grands films d’horreur tournés à Hollywood par les studios Universal ou la RKO au cours de la décennie suivante. Né d’une union parfaite entre deux cultures, il regorge d’images fortes qui ont marqué l’imaginaire collectif. Mythique et essentiel, un chef-d’œuvre à la beauté stupéfiante.

  • Livraison en Colissimo suivi offerte en France Métropolitaine dès 30 € d'achat ! Livraison en Colissimo suivi offerte en France Métropolitaine dès 30 € d'achat !

INCLUS

L’INFLUENCE DU THÉÂTRE NÔ (23 MIN)

DANS LA TOILE DU MAÎTRE : ENTRETIEN AVEC KOICHI HAMAMURA ET TERUYO NOGAMI,

ACCESSOIRISTE ET SCRIPTE DE KUROSAWA (26 MIN)

LIVRET DE 66 PAGES ÉCRIT PAR LINDA TAHIR

1 BLU-RAY + 1 DVD - N&B - CHAPITRÉS

LANGUE JAPONAIS - SOUS-TITRES FRANÇAIS

BLU-RAY 1080 24 P - 1.37 – DTS HD MONO - DVD 16/9 COMP. 4/3 - 1.37 – DTS & DD MONO

DURÉES : 110 MIN (BLU-RAY) & 106 MIN (DVD)

Vous aimerez aussi