Le seul film blacklisté du cinéma américain !
un film de Herbert Biberman.
Dans une ville minière du Nouveau Mexique, des travailleurs d’origine mexicaine se mettent en grève pour bénéficier des mêmes avantages que les travailleurs blancs. Malgré la réticence de leurs maris, les femmes vont se joindre à la lutte, défiant les intimidations et la violence des shérifs.
LE SEL DE LA TERRE est l’un des films les plus singuliers des années 1950 et peut-être celui qui résume le mieux une décennie marquée par le maccarthysme. On ne peut imaginer un autre film, tourné en contrebande, qui ait rencontré un écho aussi massif, au point où la presse de gauche américaine estimait, à sa sortie en 1954, que le film révolutionnerait l’industrie du cinéma avec autant de force que Le Chanteur de Jazz après l’invention du parlant.
À leur sortie de prison, deux des fameux Dix d’Hollywood, le réalisateur Herbert Biberman et le producteur Adrian Scott, ont une idée fixe : faire un nouveau film.
L’écho rencontré par Le Sel de la terre, d’abord limité aux Etats-Unis, en raison d’une distribution contrainte, ne cessera de grandir avec sa sortie à l’étranger. Il devient le manifeste d’une résistance pacifique, le miroir d’une autre Amérique où apparaissent les « individus les plus ignorés par Hollywood » selon Herbert Biberman : les travailleurs et les travailleuses américains.