Un film de samouraïs novateurs privilégiant la psychologie. Une vraie découverte.
un film de Tomu Uchida.
Le jeune Shojuro se rend à Edo (Tokyo) en compagnie de ses deux fidèles serviteurs, Genta le joyeux drille et Gonpachi le sage qui porte sa lance. Ce dernier s'inquiète pour son maître : il sait que sa bonhomie de façade dissimule un homme au vin mauvais qui vit mal sa condition de samouraï. La route est longue jusqu'à la capitale et les occasions de boire ne manquent pas…
Le Mont Fuji et la lance ensanglantée marque le retour au cinéma de Tomu Uchida qui était resté volontairement huit ans en Chine après la défaite du Japon en 1945. C'est Yasujiro Ozu qui remettra Uchida en selle en le recommandant aux producteurs des jeunes studios de la Toei. Ceux-ci cherchaient un metteur en scène chevronné pour le remake du Journal secret de voyage en hommage à son réalisateur Kintaro Inoue (1901-1954), mort l'année précédente. Uchida et Ozu avaient été des compagnons de route de l'âge d'or des années 30, et leurs divergences de vues sur l'esthétique du cinéma n'avaient jamais entravé leur longue amitié, même si le premier, peut-être parce qu'il fut le plus marqué des deux par les vicissitudes de l'histoire, finit par reprocher au second "le réalisme propret" de ses films de l'après-guerre. A l'instar d'Ozu, Mizoguchi et Naruse, Uchida avait été sacré "grand maître" par la critique dès l'avant-guerre avec ses films de samouraïs modernes habilement transposés dans la réalité de l'époque et qui "parlaient au public" (ces films "historiques" étaient appelés "films contemporains portant un chignon de samouraï"), et ses comédies sociales dont L'avancée éternelle sur un scénario d' Ozu.
Nationalité : Japon
Année de production :
Durée (DVD) : 90 mn
N° RPCA :
Langues : Japonais mono
Sous-titres : Français
Son : mono
Image : Master restauré, Noir & Blanc - 1.33, 4/3
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