Un des plus grands rôles de Tatsuya Nakadai.
un film de Kihachi Okamoto.
Genta, yakuza vagabond aux origines obscures fait la connaissance sur la route d’un paysan qui a quitté son village pour devenir samouraï. Ce dernier, fort comme un bœuf, est bientôt recruté comme tueur par le grand vassal d’un fief chargé d’étouffer une révolte interne : un groupe de jeunes samouraïs idéalistes a commis un attentat contre un dignitaire corrompu. Réfugiés dans un fortin, ils attendent le retour d’un des leurs parti à Edo plaider leur cause auprès du Shogun. En prenant parti pour les rebelles, Genta devient l’ennemi du paysan ; et pour convaincre ce dernier de passer dans le bon camp, il va devoir lui expliquer ses origines…
Sur une trame semblant tout droit sorti de l’univers des western-spaghetti (deux camps hostiles s’opposent sans aller jusqu’au conflit ouvert, jusqu’à ce que deux éléments étrangers viennent perturber le statu-quo), Kihachi Okamoto change ici radicalement de style : nous ne sommes pas dans son habituel registre noir, mais dans un film tout simplement unique, mâtiné de dérision féroce et d’ironie noire.
Mais si relecture il y a bien, c’est sans jamais dénigrer le genre : l'histoire loufoque comporte une bonne dose d'effets tragi-comiques mais n’est pas moins fidèle aux films de sabre, avec son lot de combats et de défis (jusqu’à un duel final à base de baguettes et de fer rouge, à des années-lumières des codes habituels !). Sans oublier la performance décalée de l’immense Tatsuya Nakadai en samourai-vagabond, qui vaut à elle seule le détour.
Film inclassable, dans ce que l’étiquette 'de genre' a de meilleur, KILL mêle action, perfection technique (abyssale profondeur de la photographie) et relecture distanciée et parodique. Drôle et tragique !
Nationalité : Japon
Année de production :
Durée (DVD) : 115 mn
N° RPCA :
Langues : Japonais mono
Sous-titres : Français
Son : mono
Image : Master restauré, Noir & Blanc - 2.35, 16/9e comp. 4/3
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