Chronique sociale, peinture acérée du Japon post-2eGM, un chef d'oeuvre rare du maître, enfin restauré.
un film de Akira Kurosawa.
Au moment de conclure le deal de sa vie, Gondo, un homme d’affaires, apprend que son fils a été kidnappé et que la rançon demandée est proche de la somme qu’il devait consacrer à ce fameux deal… Désespéré, il s’apprête à réunir l’argent pour sauver son fils quand un coup de théâtre pour le moins inattendu se produit : les kidnappeurs croyant s’emparer du fils de Gondo ont en réalité enlevé le fils de son chauffeur… Sauver un enfant qui n’est pas le sien, un terrible dilemme pour cet homme d’affaires...
On aurait envie d’user et d’abuser de superlatifs à propos d’Entre le Ciel et l’Enfer : c’est un des plus grands films policiers jamais réalisés, et c’est aussi une des oeuvres majeures de Kurosawa, à mi-chemin entre la critique sociale acerbe (le kidnappeur, Ginji, est un déclassé qui semble sortir d’un roman de Dostoïevski) et le film d’action. Ce film est à nouveau une belle performance de Mifune, très complexe dans ce rôle aux multiples facettes. L’usage du Noir & Blanc y est très réussi et exacerbe l’univers de la corruption et de la vengeance ourdie… Kurosawa ne perd jamais son sens critique, et comme dans Chien Enragé, la description de la société japonaise après la 2éme guerre mondiale est rude et sans concession : corrompue jusqu’aux plus hautes sphères et moralement décadente…
Nationalité : Japon
Année de production :
Durée : 02:23:00
N° RPCA :
Langues : Japonais
Sous-titres : Français
Son : mono
Image : 2.35, 16/9e comp.4/3 noir et blanc
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